Les boxes pieds-poings à Rouen et en Haute-Normandie

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Le grand écart facial

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Ah le grand écart facial à la Vandamme!!!

Le Saint Graal pour certains adeptes de sports de combat, ou d'arts martiaux.

L'aboutissement de longues, et pénibles séances d'assouplissement forcé...

 

Et au bout du compte pour quoi faire ?

 

Se faire prendre en photo en train de faire un beau coup de pied, et la placer sur son profil Facebook ?

 

Envoyer sa photo en grand écart facial à un magazine d'arts martiaux pour gagner un abonnement gratuit d'un an ?

 

Mettre sa photo dans un beau cadre au-dessus du frigo ?

 

 

Bien entendu, je caricature un peu (un peu seulement), mais peu sont les pratiquants qui cherchent à faire le grand écart facial pour un objectif autre que de flatter leur égo, et (ou) faire les beaux devant les copains et amis facebookiens (ce qui revient un peu au même).

 

Pour le pratiquant de kata (notamment artistique), réaliser des techniques de jambes dans des amplitudes maximales apporte un plus indéniable d'un point de vue chorégraphique.

Il suffit de regarder une démonstration de taekwon-do, ou de Jean Frenette réalisant une série de coups de pieds latéraux à la verticale pour s'en convaincre.

On aura bien compris que pour le show, être capable de faire le grand écart facial (et latéral bien entendu) est un ingrédient indispensable.

 

 

Maintenant du point de vue du combat, ou du travail en opposition, le grand écart facial, ou latéral peut-il donner un avantage?

 

Si nous prenons le cas de l'opposition contrôlée, ou à la touche (sans frappe appuyée), la mise hors de combat de l'adversaire n'étant pas l'objectif voire même pouvant être sévèrement sanctionnée par le règlement de compétition, le combattant va chercher à marquer un maximum de points.

 

Dans celle forme d'opposition, la capacité à réaliser des techniques de jambes sur des amplitudes maximales va être un atout de choix pour marquer un maximum de points, car le combattant va pouvoir varier ses techniques, et ses niveaux d'attaque à  vitesse maximale sans chercher à être puissant, et donc réellement efficace comme dans un combat au k.o.

 

 

Pour les combats où le règlement de compétition autorise la frappe au visage non contrôlée, le compétiteur devra être souple mais également puissant et bien souvent, on s'aperçoit que les compbattants les plus souples touchent mais n'arrivent que très rarement à conclure un combat sur une technique de jambe au visage voire au corps.

Pourquoi ?

De nombreux pratiquants sont capables de réaliser des techniques de jambes en amplitude maximale grâce à leurs aptitudes physiques   naturelles.

C'est à dire que ces personnes sont naturellement souples voire hyperlaxes.

Certaines vous diront d'ailleurs qu'elles ont toujours fait le grand écart ou presque sans problème voire même sans échauffement.

 

 

Ces personnes sont généralement (il existe toujours des exceptions!) hypotoniques.

Cet état musculaire favorise la souplesse musculaire, et articulaire au détriment de la vitesse, et de l'intensité de contraction, d'où des pratiquants extrêmement souples, mais pas puissants.

 

L'idéal en matière d'efficacité en combat étant d'allier souplesse, et puissance (force-vitesse), car la souplesse permettra de surprendre l'adversaire par une capacité à varier les coups de pieds à divers niveaux, et sur différents axes de frappe.

 

Mais pour toucher avec efficacité la tête d'un adversaire avec une technique de jambe, il n'est pas nécessairement utile de faire le grand écart latéral ou facial comme l'a démontré à maintes reprises le grand champion du K1 : Peter Aerts

 

 

Une bonne souplesse de hanche (capacité à engager la hanche lors de l'exécution du coup de pied) est bien plus utile qu'une abduction maximale des fémurs (écart facial maximal).

Il faudra donc veiller à travailler la souplesse des muscles internes, et postérieurs de la cuisse (adducteurs, et ischio-jambiers) car plus un muscle, ou un groupe musculaire est raide (raccourci), plus il est difficile de lever la jambe pour réaliser un coup de pied niveau visage.

 

Non seulement le coup de pied perdra en vitesse et sera donc facile à esquiver, et à contrer, mais en plus cette difficulté à lever la jambe a un coup énergétique important qui va épuiser rapidement le combattant.

 

 

N'oubliez pas que les ischio-jambiers (muscles de l'arrière cuisse) sont des fléchisseurs très puissants du genou, donc, lorsqu'on tend le genou en réalisant une coup de pied, on étire violemment ces muscles.

C'est un peu comme si vous aviez de puissants tendeurs (élastiques) fixés de l'arrière du genou au sol, et qu'à chaque fois que vous leviez  le genou pour porter une technique de jambe, vous deviez vaincre la tension des tendeurs.

 

On retrouvera la même débauche d'énergie au moment d'armer le genou pour réaliser un coup de pied circulaire ou latéral, si les muscles internes de la cuisses (les adducteurs) sont trop raides.

 

Ceci explique, et on les comprend, pourquoi les compétiteurs peu souples des jambes sont si avares en coups de pieds au visage.

Ils pourraient certainement en réaliser plus souvent lors d'un combat, mais savent que ça les fatiguerait très rapidement.

 

 

Une bonne souplesse des jambes et des hanches permet donc de réaliser des techniques en économisant son énergie, tout en offrant une panoplie de coups beaucoup plus variée, mais est-il indispensable de réaliser le grand écart facial (ou latéral) ?

 

En France, au début des années 80, la mode du grand écart facial dans les sports de contact a été lancée par le phénomène Bill Wallace puis par Dominique Valéra, omniprésent dans le plus populaire magazine d'arts martiaux et de sports de combat : Karaté Bushido.

 

A partir de là, presque tous les adeptes de sport de combat et notamment de full-contact se sont lancés dans la course du grand écart facial sans connaître les méthodes d'étirement musculaire et en travaillant la plus part du temps en force.

Je suis certain que beaucoup d'entre vous se sont retrouvés en écart facial avec un copain sur le dos !!!

Bien entendu ''si ça faisait mal, c'est que ça travaillait bien !!!'', pour reprendre l'adage de nombreux ''profs'' de l'époque.

 

Aujourd'hui, avec le recul, on peut se rendre compte des dégâts occasionnés par ces assouplissements sauvages que les ''profs'' faisaient faire sans aucune connaissance anatomique, mais en toute bonne foi car si un grand champion le fait dans une revue spécialisée, c'est que ç'est la bonne méthode !!!

 

20 ans après, les dégâts sont bien là !!! En pleurs

 

Combien de champions, et de pratiquants anonymes souffrent de douleurs lombaires, ou d'arthrose des hanches, sans oublier ceux qui se sont fait mettre une prothèse de hanche à 35-40 ans !!!

 

Faire un  grand écart facial n'a rien d'anodin du point de vue anatomique, et il faut savoir que l'aptitude à faire ce type d'écart est prédéterminée par la morphologie osseuse au niveau de l'articulation coxo-fémorale (hanche), et la raideur des muscles des membres inférieurs.

 

Si la capacité d'allongement des muscles peut être largement améliorée par des exercices de stretching appropriés, la morphologie osseuse au niveau du col du fémur (angle) est définitive à moins d'aller chercher une scie ... un peu radical comme moyen !!!

 

Si l'angle que forme le col du fémur avec le reste du fémur est plutôt fermé, la tête fémorale (grand trochanter) bute très rapidement contre la hanche, d'où une capacité d'écart facial très limitée comme on peut le constater sur la photo ci-dessous.

 

 

Et que se passera-t-il si vous forcez, la partie haute de la tête du fémur viendra en butée sur l'os du bassin, et ce frottement répété risque de léser l'articulation puis de générer un cal osseux qui réduira d'autant plus l'amplitude de l'abduction (élévation latérale) de la hanche.

 

Au fil des entraînements, non seulement vous allez régresser (perte de souplesse en écart facial), mais en plus vous risquez d'abîmer votre articulation.

Donc si en travaillant l'écart facial, vous ressentez une douleur au niveau de la hanche (d'un ou des deux côtés), méfiez-vous et surtout ne forcez pas.

 

 

Si malgré tout vous voulez réaliser le grand écart facial en amplitude maximale, voici quelques conseils techniques :

 

 

Pour réussir un grand écart facial, en gardant le buste bien droit, et bien il faut commencer par dégager le col du fémur de la hanche, faire ce qu'on appelle un "en-dehors".

En terminologie de danse, ça veut dire tourner le fémur en ouverture, les pointes de pieds et les genoux vers l'extérieur.

 

 

 

Comme on le voit sur la photo ci-dessus, en réalisant une rotation externe du fémur (pointes des pieds et genoux vers le plafond), le "grand trochanter" (la grosse bosse tout en haut du fémur) vient se placer en arrière de l'os du bassin, et ne bute donc plus dessus, d'où une plus grande amplitude d'ouverture.
Malheureusement tout le monde n'a pas forcément la possibilité de tourner sa jambe de cette manière (rotation externe du fémur).

 

D'autre part, il faut aussi savoir que la capacité d'allongement musculaire est aussi pré-déterminée par la longueur des os (les grands gabarits ont généralement plus de difficulté), et le pourcentage de tissu conjonctif dans le muscle.

Autrement dit, on ne part pas tous sur un même pied d'égalité question souplesse; le facteur génétique y étant pour beaucoup.

 

Donc, prenez votre mal en patience.

Etirez-vous régulièrement, et surtout de façon progressive après un bon échauffement.

 


 

La clef du succès réside dans la progessivité et la régularité

Respectez votre corps

 

 

La remise en forme et les boxes pieds-poings t'intéressent, consulte le blog suivant :

 

ROUENFITBOX.blog4ever.com

 

 

courage.

 

Le Coach

 

 

 

 



14/12/2011
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