Les boxes pieds-poings à Rouen et en Haute-Normandie

Les boxes pieds-poings à Rouen et en Haute-Normandie

Je boxe, donc je cours ...

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Tous les boxeurs courent ... oui mais après quoi ???

 

Théoriquement après la forme !!!

En tous cas, c'est ce qu'ils pensent, car pour la majorité d'entre eux, être capable de courir longtemps est un gage de bonne condition physique.

 

Et c'est exact : courir longtemps (1heure et plus) à une intensité (vitesse) modérée améliore l'endurance , le souffle comme on disait avant.

 

Cependant, pour un sportif compétiteur, et notamment un boxeur, courir longtemps sera indispensable mais très insuffisant s'il court pour améliorer ses performances sur le ring !!!

 

 

Être capable de courir à une intensité modérée sur une longue durée est un une qualité physique indispensable pour pouvoir passer par la suite à des intensités de course nettement plus élevées.

 

Au début de sa préparation physique, le boxeur va chercher à développer sa capacité aérobie (endurance de fond), c'est à dire sa capacité à courir le plus longtemps possible à un rythme modéré (on doit pouvoir parler en courant).

 

Ce type d'entraînement va permettre au boxeur de construire une bonne base, le socle de sa pyramide de forme cardio-vasculaire, mais aussi de préparer ses muscles, et ses articulations aux fortes contraintes qui viendront par la suite. 

 

Une fois ce socle construit (période de P.P.G = septembre & octobre par exemple), le boxeur va pouvoir augmenter son intensité de course, et donc réduire le temps de course.

Logique direz-vous : si on court plus vite, on courra moins longtemps.

 

Cette seconde étape de la P.P.G (Préparation Physique Générale) vise à développer la puissance aérobie, c'est à dire son endurance résistance .

Le boxeur va courir entre 70 et 80% de ses possibilités maximales.

 

A la fin de ces 2 ou 3 mois de Préparation Générale, la course va augmenter d'intensité et donc raccourcir en durée.

Le boxeur va chercher à développer sa capacité à courir à une intensité élevé (80% et plus de ses possibilités maximales) le plus longtemps possible afin d'habituer son corps à travailler à de fortes intensités malgré la fatigue musculaire engendrée par la production d'acide lactique.

 

Cet entraînement à la course en capacité anaérobie lactique, va permettre au boxeur d'imposer ou de tenir un rythme de combat soutenu sur le ring par exemple, ou de ne pas avoir les jambes ou les bras lourds.

 

Exemple de course en capacité anaérobie lactique :

courir un 400 M à fond, et revenir en marchant sur la ligne de départ (récupération active), puis recommencer.

En fonction de sa condition physique du moment, le boxeur peut enchaîner 4 ou 8 courses.

 

Ce travail en résistance longue sur une durée inférieure à 3-4 minutes (capacité anaérobie lactique), sera suivi d'entraînements de course en résistance dure (puissance anaérobie lactique).

 

Le boxeur va réduire son temps de course ( inférieur à 45 secondes), et augmenter une fois encore l'intensité, c'est à dire la vitesse à la quelle il va courir.

 

Exemple de course en puissance anaérobie lactique :                                                                                            courir un 200 M à fond, et revenir en marchant sur la ligne de départ (récupération active), puis recommencer.

En fonction de sa condition physique du moment, le boxeur peut enchaîner 4 à 10 courses.

 

Ce type d'entraînement va permettre eu boxeur de faire un pressing de plusieurs dizaines de secondes sur le ring sans se sentir essoufflé, par exemple.

 

Le développement des qualités anaérobies lactiques vont se faire durant la P.P.A (Préparation Physique Auxiliaire), c'est à dire pendant les 2 mois qui vont suivre la P.P.G.

 

La phase finale de la préparation physique sera la P.P.S (Préparation Physique Spécifique).

Cette phase finale ne dure que 4 ou 5 semaines, et elle débouche directement sur la compétition : le jour J.

 

Et justement, la P.P.S vise à amener le boxeur au top de sa forme physique & mentale le jour J !!!

 

 

 

L'entraînement de course se fera sur des temps très brefs, et à intensité maximale voire supra-maximale !!!

 

Autrement dit, le boxeur va faire du sprint long c'est à dire inférieur à 15 secondes pour améliorer sa capacité anaérobie alactique, et du sprint court inférieur à 7 secondes pour améliorer sa puissance anérobie alctique.

 

Le sprint long permettra au boxeur d'enchaîner sur le ring plusieurs combinaisons à grande vitesse, alors que le sprint court va développer ses qualités d'accélération => changement de rythme.

 

     ATTENTION, nous sommes à quelques jours de la compétition et ce type d'entraînement est très contraignant pour les muscles et les tendons.

 

Au moindre signe de fatigue, d'augmentation des temps de chrono, ou de découragement, le coach n'hésitera pas à abréger la séance d'entraînement.

 

Les 10 derniers jours de la P.P.S seront plus ''cools''=> pour ne pas risquer la blessure de dernière minute, ou le surentraînement.

Le boxeur fera plutôt du footing avec des changements d'allure (farlek) et du footing de récupération en capacité aérobie.

 

'' On me demande souvent, s'il faut s'entraîner la veille ou l'avant-veille d'un combat.

Personnellement, je préfère que mes boxeurs ne s'entraînent pas, car tout le boulot a été fait, et les 3 derniers jours leur permettent de bien recharger les accus .

Par contre s'ils ont envie de se faire un petit footing léger ou de passer à la salle pour faire un peu de shadow, s'étirer et bavarder avec les potes ... NO PROBLEMO !!!

 

Mais encore une fois, c'est au Coach de bien connaître ses athlètes, car chacun d'eux réagira différemment au stress de la compétition ''

 

Le Coach

 

 

La remise en forme et les boxes pieds-poings t'intéressent consulte le blog suivant :

 

ROUENFITBOX.blog4ever.com

 

 

http://bihorelboxingclub.blogspot.fr

 



10/02/2011
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