Les boxes pieds-poings à Rouen et en Haute-Normandie

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Le low-kick : Pourquoi ça fait si mal ???

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La plus part d'entre nous a déjà expérimenté dans sa petite enfance la douleur vive occasionnée par une béquille dans la cuisse lors d'une partie de gendarmes et voleurs dans la cour de récréation.

On en tombe a genoux tellement on a mal, et on n'a l'impression que le cuisse touchée ne réagit plus.

 

En fait, le muscle de notre cuisse (la plus part du temps le vaste externe du quadriceps, et le long couturier) a été écrasé sous la puissance de l'impact.

 

C'est ce qu'on appelle communément une contusion.

 

A quoi correspond une contusion ?

Une contusion musculaire est une blessure d’un muscle, qui est produite par un choc direct (chute), ou un coup (sport de contact) sur le corps du muscle, et sans qu’il y ait déchirure de la peau.

 

Il existe généralement aussi, un écrasement des fibres musculaires sur un relief osseux sous-jacent.

 

La contusion correspond à des lésions qui vont du simple écrasement de quelques fibres musculaires à une véritable lésion du muscle avec déchirure et épanchement de sang (« hématome profond »).

 

En général, la plupart des contusions guérissent sans complication, mais dans les sports de combat où les coups dans les cuisses sont autorisés comme en muay-thaï par exemple, il faut rester vigilant sur l'évolution de la contusion.

 

 

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Quels sont les signes de la contusion ?

 

Les signes qui découlent d’une contusion sont fonction des dégâts, et donc de l’importance du choc.

 

 

Au minimum, la région musculaire atteinte est sensible au toucher et douloureuse lorsque l’on bouge le membre, et que l’on contracte le muscle touché.

 

L’activité sportive peut néanmoins être poursuivie.

 

Dans les heures qui suivent, une tache bleue violacée apparaît sur la peau, qui devient par la suite jaune ou verdâtre, signe d’un épanchement de sang (« ecchymose ») sous la peau.

 

Parfois, les lésions sont plus importantes, par exemple à la suite d’un violent low-kick, ou d'un puissant coup de genou, l’impotence fonctionnelle est totale avec « sidération musculaire ».

Une poche de sang peut apparaître dans le corps du muscle (« hématome »), et déformer la région atteinte du membre.

 

En plus de l’augmentation de volume segmentaire, il est possible de percevoir une tuméfaction, et une fluctuation dans le corps du muscle, voire une perte de ballottement du muscle par rapport au muscle opposé.

 

En cas d’hématome très important, il peut même devenir compressif (« syndrome de loge ») avec troubles nerveux et vasculaires. L'hématome devient tellement important qu'il entrava la circulation sanguine intramusculaire, et peut même compresser certains nerfs.

 

L’apparition d’une ecchymose est retardée (24 à 48 heures).

 

Il est donc évident qu'après un combat, il faudra donc suivre de très près l'évolution des signes extérieurs de la contusion, pour en déterminer la gravité.

 

La contusion de la cuisse causée par un low-kick (ou une série) a été ici prise pour exemple, mais un middle-kick dans le bras, (ou l'avant-bras) peut faire le même type de dégâts musculaire, avec notamment un écrasement partiel du biceps brachial.

 

Quelles sont les causes de la contusion ?

 

Les contusions musculaires sont donc dues à des chocs directs ou des coups, très fréquents dans les sports de contact.

Le coup provoque des lésions des fibres musculaires du muscle sous-jacent à la région blessée.

 

Ces lésions des fibres musculaires peuvent s’associer à des lésions des tendons, des vaisseaux sanguins et des terminaisons nerveuses.

 

 

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Nota : Dans les sports de combat ou les sports collectifs, les coups sur l’os du tibia ne sont pas rares.

La douleur est due à la lésion de la membrane qui entoure l’os du tibia sous la peau (« périoste ») et à la formation d’un hématome entre cette membrane et l’os.

 

Quelles sont les complications de la contusion musculaire ?

 

Il s’agit principalement des complications secondaires d’un hématome intramusculaire :

 

• Il peut s’agir d’un hématome compressif, exceptionnel, mais à suspecter quand l’hématome est volumineux, à la cuisse ou au mollet, avec douleur pulsatile accompagné de signes témoignant que la circulation se fait mal en aval (froideur, pâleur et diminution ou abolition des pouls).

 

Ce tableau impose une intervention chirurgicale en urgence.

 

 

Lhématome enkysté correspond à une organisation kystique d’un hématome vieilli qui ne s’est pas résorbé.

 

Il se traduit par une tuméfaction intramusculaire qui ne régresse pas et s’accompagne d’une gêne.

Diagnostiqué à l’échographie, l’hématome enkysté est évacué dans le même temps par une ponction sous échographie ou, en cas d’échec, par la chirurgie.

 

• Un hématome surinfecté peut apparaître lorsqu’il existe une porte d’entrée infectieuse voisine, en partie une plaie de la peau mal désinfectée.

 

Le traitement repose sur une antibiothérapie et un drainage chirurgical.

 

• Une ossification du muscle peut apparaître secondairement, et à distance (« myosite ossifiante »), surtout si le repos sportif a été mal observé.

 

Il se manifeste par des douleurs mal définies, une gêne fonctionnelle et une douleur à l’étirement du muscle. L’ossification musculaire se voit à l’échographie ou à la radiographie.

 

 

Les différents traitements testés sont peu efficaces, sauf peut-être les anti-inflammatoires non-stéroïdiens.

La résorption est très lente et pas toujours complète, ce qui peut conduire à la chirurgie, mais uniquement quand la phase d’ossification est achevée.

 

 

Que faire en cas de contusion musculaire ?

 

Dans l’immédiat, il faut adapter le protocole « GREC ».

 

Glace : il faut appliquer de la glace dans des sachets en plastique (par exemple sachets à congélation) entourés d’un linge.

Le froid permet de resserrer les vaisseaux sanguins (« vasoconstriction ») et limiter l’importance de l’hématome.

 

Cela réduit également la douleur = effet antalgique du froid

 

Pour prévenir tout risque de gelure : il ne faut pas appliquer la glace directement sur la peau.

Il faut également se méfier des sprays refroidissants qui peuvent provoquer des gelures locales.

Enfin, il ne faut jamais appliquer de packs froids sur les blessures avec plaie cutanée ouvertes.

 

Repos : en cas de douleur qui s’associe à une sidération du muscle, il faut immédiatement suspendre toute activité sportive et immobiliser la zone lésée.

 

Il est souvent difficile d'établir un diagnostic précis à ce stade car la zone est douloureuse et gonflée.

Ce n'est généralement que deux jours après que l'on peut mesurer plus précisément la gravité de la blessure.

 

Elévation : il faut surélever le membre douloureux ce qui permet de ralentir la circulation et donc l'ampleur des gonflements (au moins 45° pour la jambe).

 

Compression : un pansement compressif permet de prévenir le gonflement excessif de la zone concernée.

 

Attention cependant à ne pas trop serrer le membre avec un pansement circulaire : le sang doit toujours pouvoir circuler normalement et les pouls doivent absolument être maintenus.

 

Si la peau n’est pas abimée, il est possible d’appliquer des crèmes ou des gels anti-inflammatoires.

 

Il est aussi possible de prendre des médicaments antidouleur (« antalgiques ») par voie orale (paracétamol = 1 gramme, 3 à 4 fois par jour).

 

Les massages sont contre-indiqués lors d'une contusion musculaire récente.

 

En cas de contusion musculaire grave avec déformation, il faut consulter un médecin pour réaliser une échographie et, éventuellement, décider d’une ponction pour évacuer un hématome avant qu’il ne s’enkyste, ou qu’il comprime des structures de voisinage (nerfs, veines ou artères).

 

 

Cette ponction évacuatrice peut se faire jusqu’à 2 à 3 jours après le choc.

 

Que faire en cas de contusion du tibia ?

 

Dans le cas d’une contusion de la partie antérieure de l’os du tibia, il faut refroidir immédiatement la région touchée du tibia avec un spray réfrigérant, une poche de glace ou, à défaut, une éponge imbibée d’eau glacée.

 

Puis il faut appliquer une compression manuelle (on appuie sur l'hématome, on ne le masse pas) pour empêcher le plus possible l’apparition d’un hématome « sous-périosté ».

 

Si la peau n’est pas lésée, il est possible d’appliquer ensuite une pommade anti-inflammatoire.

 

 

J'espère que cet article aura répondu à vos interrogations.

 

Le Coach

 

 



17/10/2017
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